La famille Sindici

La famille Sindici, originaire de Veroli, s'établit à Ceccano vers le XVIIe siècle.

Parmi les représentants illustres il faut mentionner, dans le domaine de la littérature, Augusto Sindici (Rome, 8 Mars 1839 - 19 Septembre 1921), auteur de nombreuses œuvres en dialecte romain. Il commença à publier ses pièces en 1895 après avoir participé à des campagnes militaires en qualité d'officier de cavalerie. Son œuvre plus connue, écrite en 1902, s'intitule "Quattordici leggende della campagna romana" (Quatorze légendes de la campagne romaine). Ses compositions furent tellement appréciées par Gabriele D'Annunzio qu'il composa la lettre-préface à ce dernier.
D'Annunzio, qui était très souvent accueilli par la famille Sindici dans leur Villa à Nettuno,  appréciait aussi l'habileté culinaire d'Augusto Sindici, à laquelle il dédia un poème.  
Les lettres que D'Annunzio écrivit à Augusto Sindici, à sa femme Francisca Stuart et à sa fille Magda témoignent un rapport d'estime et d'amitié entre le poète et la famille Sindici.

 

La femme d'Augusto Sindici, Francisca Stuart Sindici (Madrid 1848- ?), exposante de l'ancienne et noble famille Stuart, était un peintre très apprécié dans le monde artistique. Dans sono œuvre "Ceccano, l'antica Fabrateria" datée 1893 l'auteur Michelangelo Sindici affirme que ses tableaux, des vrais chef-d'œuvre, étaient exposés à la Galerie d'Art Moderne à Rome et dans beaucoup d'autres Pinacothèques.  La fille de madame Francisca et d'Augusto Sindici, Magda, femme de l'éditeur anglais Heinemann, était par contre un écrivain. Elle s'occupa de la traduction anglaise de l'œuvre de D'Annunzio "The Rally" et la maison d'édition de son mari publia la version anglaise de plusieurs livres de l'auteur italien.

 

Stanislao Sindici, un autre exposant illustre de la famille, était un excellent œnologue. Propriétaire de nombreux terrains à Frosinone et passionné de viticulture, il arriva même à importer des cépages de qualité des pays étrangers pour produire les vins prestigieux qui lui firent gagner des prix importants, même au niveau international. Vers la fine du XIXe siècle il commanda probablement à l'architecte romain Giuseppe Sacconi les travaux pour la construction de Castel Sindici. Son but était de se doter d'une structure pour la production et conservation de son excellent vin, tellement apprécié qu'il était dans la liste des Vins de qualité du Latium dans la Guide gastronomique d'Italie édité par le Touring Club Italien de 1931. La passion de Stanislao Sindici pour l'œnologie était telle qu'il écrivit même un traité sur la culture du Cabernet Franc. En raison de son intense travail dans ce domaine le 2 Juillet 1914 il reçut le prestigieux titre de "Chevalier du travail".

 

 

1907